Un mème envoyé entre deux lessives peut dire « je pense à toi », détendre une soirée et rappeler qu’on forme encore une équipe. Après bébé, la blague peut toutefois tomber à côté si elle remplace une demande claire.
Avec trois enfants, j’ai vu passer des messages tendres, des vidéos de chats et quelques captures envoyées au pire moment possible, juste avant le bain ou pendant une négociation acharnée sur les légumes. Le mème de couple fonctionne alors comme un petit signe de présence. Pas comme une thérapie miniature avec filtre pailleté.
Les recherches sur les mèmes portent surtout sur l’humour, la santé mentale et l’adaptation culturelle, pas sur la réussite conjugale mesurée à coups de GIF. Elles permettent pourtant de poser une limite utile : un mème peut ouvrir une porte, il ne fait pas la conversation à notre place.
Le mème et la manière, qui rit, suit?
Les mèmes de couple les plus faciles à partager reprennent des scènes ordinaires : le débat sans fin sur le dîner, la bataille de couette, les courses oubliées ou le téléphone posé sur la table. Leur intérêt vient de la reconnaissance immédiate. On se voit dans la situation, on pense à l’autre, on envoie.
Le problème commence quand le message transforme un comportement ponctuel en identité. « Tu es toujours comme ça », « les hommes ne savent jamais ranger », « les femmes sont impossibles » : la blague recycle alors un reproche au lieu de créer un moment commun. Ça peut faire rire sur le fil, puis agacer franchement cinq minutes plus tard.
Avant d’appuyer sur envoyer, quatre questions permettent de vérifier l’intention et le contexte :
- Le mème décrit-il une situation partagée ou vise-t-il directement une faiblesse de mon partenaire?
- Serait-il encore drôle si nous étions tous les deux dans la même pièce?
- Est-ce que je cherche à créer du lien ou à faire passer un reproche sans l’assumer?
- Le contexte du jour permet-il cette plaisanterie après une dispute, une mauvaise nouvelle ou une journée épuisante?
Un mème sur les chaussettes abandonnées n’a pas la même portée après une semaine où une seule personne gère les rendez-vous, les repas et les trajets. Le sens d’une blague dépend aussi de ce qui s’est accumulé avant elle.
Rire à deux, pas rire de l’autre
Une étude qualitative publiée en 2025 dans Behavioral Sciences a observé l’usage des mèmes par 20 étudiants internationaux hors Union européenne dans une université britannique. Les participants décrivaient ces contenus comme des ponts vers un groupe quand les références étaient partagées, mais aussi comme des barrières quand le contexte culturel restait incompréhensible.
Les auteurs parlent de « negotiated humour », un humour qu’il faut parfois expliquer. L’explication réduit un peu la spontanéité, mais elle peut aussi créer un échange entre deux personnes qui n’ont pas les mêmes références. Dans un couple, le parallèle reste prudent : une référence évidente pour l’un peut laisser l’autre à quai. Et quand il faut expliquer pendant dix minutes pourquoi c’est censé être drôle, le soufflé retombe plus vite qu’une pâte à crêpes oubliée sur le plan de travail.
Ce repère vaut pour les couples qui n’ont pas les mêmes habitudes familiales, les mêmes références ou le même rapport au second degré. Une plaisanterie sur la belle-famille, l’argent, la jalousie ou l’apparence ne devient pas inoffensive parce qu’elle est accompagnée d’un emoji qui pleure de rire.
La bonne question n’est donc pas « est-ce que ce mème est drôle en général? », mais « est-ce qu’il est drôle pour nous, aujourd’hui, dans ce contexte précis? ». La complicité se mesure à la place laissée à l’autre, pas au nombre de réactions sous la publication.
Quand Internet joue au psy, gardons les pieds au sol

Une étude exploratoire publiée en 2020 dans Scientific Reports a comparé 43 personnes présentant des symptômes dépressifs importants, avec un score PHQ-9 d’au moins 15, à 56 personnes sans symptômes significatifs, avec un score inférieur ou égal à 4. Les participants ont évalué 32 mèmes sur la dépression ou présentant des contenus neutres et positifs.
Le groupe présentant des symptômes dépressifs a jugé les mèmes sur la dépression plus drôles, plus proches de son vécu, plus partageables et potentiellement plus susceptibles d’améliorer l’humeur. Ces différences étaient liées aux difficultés de régulation émotionnelle. L’étude ne portait ni sur des couples ni sur un traitement : elle ne permet donc pas d’affirmer qu’un mème réduit la dépression. Elle indique seulement qu’un contenu sombre peut aussi donner une impression de reconnaissance ou de soutien.
Une autre étude, publiée en 2021 dans Scientific Reportsa évalué 45 mèmes liés à la pandémie de Covid-19 auprès de 80 personnes présentant des symptômes d’anxiété importants et de 80 personnes sans symptômes significatifs. Les participants anxieux ont davantage apprécié leur humour, leur proximité avec leur vécu et leur potentiel de partage. Les auteurs évoquent prudemment un possible mécanisme d’adaptation, pas une intervention médicale.
Une revue intégrative publiée en 2025 dans JMIR Infodemiology a retenu 14 études parmi 386 références examinées. Elle décrit les mèmes comme des vecteurs émotionnels capables de rendre un message de santé plus accessible, mais aussi comme des supports de fausses informations. L’humour et l’émotion peuvent faciliter le partage, y compris quand le contenu est faux.
Pour les mèmes qui parlent de santé, de symptômes ou de traitements, la règle reste simple : on peut les utiliser pour ouvrir une discussion, pas pour valider une information. Une punchline n’est pas une preuve, même quand elle tombe juste.
Après bébé, la punchline passe après le relais
Après l’arrivée d’un enfant, les échanges du couple se remplissent vite de questions logistiques : qui prépare le sac, qui appelle la crèche, qui pense au rendez-vous, qui se lève cette nuit. Un mème sur la vaisselle peut faire sourire, mais il peut aussi devenir une façon élégante de dire « je n’en peux plus » sans formuler la demande.
La charge mentale, c’est ce sac à dos invisible qui reste sur les épaules même quand on est assis sur le canapé. Une image drôle peut montrer qu’on partage la même absurdité quotidienne. Elle ne répartit ni les tâches ni les réveils. Parfois, le mème arrive avant la phrase sérieuse parce que cette phrase demande encore un peu d’énergie. Et l’énergie, après trois histoires et un verre d’eau renversé, se fait rare.
Pour transformer l’humour en échange utile, on peut suivre une courte séquence :
- Choisir une situation précise, comme le dîner, le rangement ou la sortie de crèche, plutôt qu’une attaque contre la personnalité.
- Ajouter une phrase personnelle : « Ça m’a fait rire parce que je me reconnais dans notre soirée. »
- Formuler la demande séparément : « Ce soir, peux-tu prendre le relais pour le bain? »
- Laisser à l’autre la possibilité de ne pas rire, surtout si le sujet touche à une fatigue réelle.
Le téléphone peut rester un fil entre deux journées chargées. Il faut simplement distinguer le clin d’œil de la discussion qui attend depuis trois jours. Envoyer une image peut dire « je pense à toi ». Poser le téléphone et écouter la réponse permet de savoir ce que l’autre a vraiment reçu.
Le meilleur mème de couple n’est pas celui qui remporte la bataille des réactions, mais celui qui fait sourire sans fermer la discussion. Ensuite, il reste à regarder l’autre et à décider qui vide enfin le lave-vaisselle. La romance moderne a parfois un drôle de générique.
Sources et références scientifiques
- Exploratory study on the role of emotion regulation in perceived valence, humour, and beneficial use of depressive internet memes in depression – PMC. Scientific reports. DOI: 10.1038/s41598-020-57953-4 · PMID: 31965036.
- 1.American Psychiatric Association. Diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM-5®). (American Psychiatric Pub,) 2013..
- 2.Kizilbash A, Vanderploeg R, Curtiss G. The effects of depression and anxiety on memory performance. Archives of Clinical Neuropsychology. 2002;17:57-67. doi: 10.1093/arclin/17.1.57. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1093/arclin/17.1.57.
- 3.Rock P, Roiser J, Riedel W, Blackwell A. Cognitive impairment in depression: a systematic review and meta-analysis. Psychological Medicine. 2013;44:2029-2040. doi: 10.1017/S0033291713002535. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1017/S0033291713002535.
- 4.Wang J, et al. Prevalence of depression and depressive symptoms among outpatients: a systematic review and meta-analysis. BMJ Open. 2017;7:e017173. doi: 10.1136/bmjopen-2017-017173. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1136/bmjopen-2017-017173.
- ck, A. Cognitive therapy and the emotional disorders. (Penguin, 1991)..
- evers C. Cognitive vulnerability to depression: A dual process model. Clinical Psychology Review. 2005;25:975-1002. doi: 10.1016/j.cpr.2005.03.003. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.cpr.2005.03.003.
- 7.Everaert J, Duyck W, Koster E. Attention, interpretation, and memory biases in subclinical depression: A proof-of-principle test of the combined cognitive biases hypothesis. Emotion. 2014;14:331-340. doi: 10.1037/a0035250. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1037/a0035250.
- 8.Mathews A, MacLeod C. Cognitive Vulnerability to Emotional Disorders. Annual Review of Clinical Psychology. 2005;1:167-195. doi: 10.1146/annurev.clinpsy.1.102803.143916. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1146/annurev.clinpsy.1.102803.143916.
- 9.Joormann J, Waugh C, Gotlib I. Cognitive Bias Modification for Interpretation in Major Depression. Clinical Psychological Science. 2015;3:126-139. doi: 10.1177/2167702614560748. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1177/2167702614560748.
- 10.Butler G, Mathews A. Cognitive processes in anxiety. Advances in Behaviour Research and Therapy. 1983;5:51-62. doi: 10.1016/0146-6402(83)90015-2. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1016/0146-6402(83)90015-2.
- 11.Hindash A, Amir N. Negative Interpretation Bias in Individuals with Depressive Symptoms. Cognitive Therapy and Research. 2011;36:502-511. doi: 10.1007/s10608-011-9397-4. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1007/s10608-011-9397-4.
- 12.Blackwell S, Holmes E. Modifying interpretation and imagination in clinical depression: A single case series using cognitive bias modification. Applied Cognitive Psychology. 2010;24:338-350. doi: 10.1002/acp.1680. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1002/acp.1680.
- Internet Memes as Drivers of Health Narratives and Infodemics: Integrative Review – PMC. JMIR infodemiology. DOI: 10.2196/77029 · PMID: 41418272.
- 1.Dawkins R. The Selfish Gene. Oxford University Press; 1976. [Google Scholar].
- 2.Managing the COVID-19 infodemic: promoting healthy behaviours and mitigating the harm from misinformation and disinformation. World Health Organization. Sep 23, 2020. [09-12-2025]. URL. Accessed..
- 3.MacDonald S, Wiens BI. Meme-ifying data: the rise of public health influencers on Instagram, TikTok, and Twitter during COVID-19. JDSR. 2023;5(3):59-84. doi: 10.33621/jdsr.v5i3.151. doi. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.33621/jdsr.v5i3.151.
- ang HCH, Pham B, Ferrara E. Parasocial diffusion: K-pop fandoms help drive COVID-19 public health messaging on social media. arXiv. 2021 Oct 7; doi: 10.48550/arXiv.2110.04149. Preprint posted online on. doi. [DOI]. doi:10.48550/arXiv.2110.04149.
- 5.Occa A, Chen HY, Teffeteller KL. Using online memes to communicate about health: a systematic review. Am J Health Promot. 2025 Feb;39(2):299-329. doi: 10.1177/08901171241272075. doi. Medline. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1177/08901171241272075.
- 6.Reynolds S, Boyd S. Healthcare worker’s perspectives on use of memes as an implementation strategy in infection prevention: an exploratory descriptive analysis. Am J Infect Control. 2021 Jul;49(7):969-971. doi: 10.1016/j.ajic.2020.11.019. doi. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.ajic.2020.11.019.
- 7.Fitzpatrick PJ. Improving health literacy using the power of digital communications to achieve better health outcomes for patients and practitioners. Front Digit Health. 2023;5:1264780. doi: 10.3389/fdgth.2023.1264780. doi. Medline. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.3389/fdgth.2023.1264780.
- 8.Kite J, Chan L, MacKay K, et al. A model of social media effects in public health communication campaigns: systematic review. J Med Internet Res. 2023 Jul 14;25:e46345. doi: 10.2196/46345. doi. Medline. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.2196/46345.
- 9.Wang JZ, Zhao S, Wu C, et al. Unlocking the emotional world of visual media: an overview of the science, research, and impact of understanding emotion. Proc IEEE. 2023;111(10):1236-1286. doi: 10.1109/JPROC.2023.3273517. doi. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1109/JPROC.2023.3273517.
- 10.Wang Y, McKee M, Torbica A, Stuckler D. Systematic literature review on the spread of health-related misinformation on social media. Soc Sci Med. 2019 Nov;240:112552. doi: 10.1016/j.socscimed.2019.112552. doi. Medline. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.socscimed.2019.112552.
- 11.Cinelli M, Quattrociocchi W, Galeazzi A, et al. The COVID-19 social media infodemic. Sci Rep. 2020;10(1):16598. doi: 10.1038/s41598-020-73510-5. doi. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1038/s41598-020-73510-5.
- 12.Eysenbach G. Infodemiology: the epidemiology of (mis)information. Am J Med. 2002 Dec 15;113(9):763-765. doi: 10.1016/s0002-9343(02)01473-0. doi. Medline. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/s0002-9343(02)01473-0.
- “Meme-ing” Across Cultures: Understanding How Non-EU International Students in the UK Use Internet Memes for Cultural Adaptation and Identity – PMC. Behavioral sciences (Basel, Switzerland). DOI: 10.3390/bs15050693 · PMID: 40426470.
- Abidin C., Zeng J. Subtle Asian traits and COVID-19: Congregating and commiserating as East Asians in a Facebook group. First Monday. 2021;26(7) doi: 10.5210/fm.v26i7.10859. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.5210/fm.v26i7.10859.
- Ahmed S. I., Bidwell N. J., Zade H., Muralidhar S. H., Dhareshwar A., Karachiwala B., Tandong C. N., O’Neill J. Peer-to-peer in the workplace: A view from the road; 2016 CHI Conference on Human Factors in Computing Systems, Association for Computing Machinery; New York, NY, USA. May 7-12; 2016. pp. 5063-5075. [Google Scholar].
- Berry J. W. Handbook of cross-cultural psychology: Social behavior and applications. Allyn & Bacon; 1997. [Google Scholar].
- Bhabha H. K. The location of culture. Routledge; 1994. [Google Scholar].
- Binns R., Van Kleek M., Shadbolt N. Co-designing meme moderation tools with international students; Proceedings of the 2023 CHI Conference on Human Factors in Computing Systems; Hamburg Germany. April 23-28; 2023. pp. 1-15. [Google Scholar].
- Bratteteig T., Bødker K., Dittrich Y. Designing for collaborative interpretation in healthcare; COOP 2016: Proceedings of the 12th International Conference on the Design of Cooperative Systems; Trento, Italy. May 23-27; 2016. pp. 45-60. [Google Scholar].
- Braun V., Clarke V. Using thematic analysis in psychology. Qualitative Research in Psychology. 2006;3:77-101. doi: 10.1191/1478088706qp063oa. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1191/1478088706qp063oa.
- Dawkins R. The selfish gene. Oxford University Press; 1976. [Google Scholar].
- Español A., de la Mata M. L., Cornejo M. Border identities: Theoretical approach to the study of self from bordering processes. Theory & Psychology. 2021;31:675-691. [Google Scholar].
- Gamsakhurdia V. L. Proculturation: Self-reconstruction by making “fusion cocktails” of alien and familiar meanings. Culture & Psychology. 2019;25(2):188-208. doi: 10.1177/1354067X19829020. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1177/1354067X19829020.
- Gaver B., Dunne T., Pacenti E. Design: Cultural probes. Interactions. 1999;6:21-29. doi: 10.1145/291224.291235. [DOI] [Google Scholar]. doi:10.1145/291224.291235.
- Gillespie T. Custodians of the internet: Platforms, content moderation, and the hidden decisions that shape social media. Yale University Press; 2018. [Google Scholar].
- Internet memes related to the COVID-19 pandemic as a potential coping mechanism for anxiety – PMC. Scientific reports. DOI: 10.1038/s41598-021-00857-8 · PMID: 34772957.
- 1.Pfefferbaum B, North CS. Mental health and the Covid-19 pandemic. N. Engl. J. Med. 2020;383(6):510-512. doi: 10.1056/NEJMp2008017. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1056/NEJMp2008017.
- 2.Cullen W, Gulati G, Kelly BD. Mental health in the Covid-19 pandemic. QJM Int. J. Med. 2020;113(5):311-312. doi: 10.1093/qjmed/hcaa110. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1093/qjmed/hcaa110.
- 3.Fullana MA, Hidalgo-Mazzei D, Vieta E, Radua J. Coping behaviors associated with decreased anxiety and depressive symptoms during the COVID-19 pandemic and lockdown. J. Affect. Disord. 2020;275:80-81. doi: 10.1016/j.jad.2020.06.027. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.jad.2020.06.027.
- 4.Huang C, Wang Y, Li X, Ren L, Zhao J, Hu Y, Zhang L, Fan G, Xu J, Gu X, Cheng Z. Clinical features of patients infected with 2019 novel coronavirus in Wuhan, China. Lancet. 2020;395(10223):497-506. doi: 10.1016/S0140-6736(20)30183-5. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/S0140-6736(20)30183-5.
- 5.Paredes MR, Apaolaza V, Fernandez-Robin C, Hartmann P, Yañez-Martinez D. The impact of the COVID-19 pandemic on subjective mental well-being: The interplay of perceived threat, future anxiety and resilience. Pers. Individ. Differ. 2021;170:110455. doi: 10.1016/j.paid.2020.110455. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.paid.2020.110455.
- 6.Sciensano. COVID-19 gezondheidsenquête: Enkele voorlopige resultaten (2020)..
- 7.Moghanibashi-Mansourieh A. Assessing the anxiety level of Iranian general population during COVID-19 outbreak. Asian J. Psychiatry. 2020;51:102076. doi: 10.1016/j.ajp.2020.102076. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.ajp.2020.102076.
- 8.Hyland P, Shevlin M, McBride O, Murphy J, Karatzias T, Bentall RP, Martinez A, Vallières F. Anxiety and depression in the Republic of Ireland during the COVID-19 pandemic. Acta Psychiatr. Scand. 2020;142(3):249-256. doi: 10.1111/acps.13219. [DOI] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1111/acps.13219.
- 9.Twenge JM, Joiner TE. US Census Bureau-assessed prevalence of anxiety and depressive symptoms in 2019 and during the 2020 COVID-19 pandemic. Depress. Anxiety. 2020;37(10):954-956. doi: 10.1002/da.23077. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1002/da.23077.
- 10.Jia R, Ayling K, Chalder T, Massey A, Broadbent E, Coupland C, Vedhara K. Mental health in the UK during the COVID-19 pandemic: cross-sectional analyses from a community cohort study. BMJ Open. 2020;10(9):e040620. doi: 10.1136/bmjopen-2020-040620. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1136/bmjopen-2020-040620.
- 11.Killgore WD, Taylor EC, Cloonan SA, Dailey NS. Psychological resilience during the COVID-19 lockdown. Psychiatry Res. 2020;291:113216. doi: 10.1016/j.psychres.2020.113216. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.psychres.2020.113216.
- 12.Liu CH, Zhang E, Wong GT, Hyun S. Factors associated with depression, anxiety, and PTSD symptomatology during the COVID-19 pandemic: Clinical implications for US young adult mental health. Psychiatry Res. 2020;290:113172. doi: 10.1016/j.psychres.2020.113172. [DOI] [PMC free article] [PubMed] [Google Scholar]. doi:10.1016/j.psychres.2020.113172.
- 51 Funny Memes About Love and Relationships. 2026.
- Dominyka Proškėnaitė. 50 Couple Memes Capturing Universal Truths About Relationships. 2025.
- Shelly Fourer. 80 Funny Relationship Memes That Every Couple Will Relate To. 2024.
