Je comprends parfaitement ton angoisse, c’est jamais facile de vivre avec un kyste, surtout quand on essaie de mener sa vie normalement. J’ai moi-même eu un kyste ovarien il y a quelques années et je me souviens de toute trop trop trop l’incertitude que ça engendre. Au départ, je n’avais pas beaucoup de douleurs, juste quelques petits tiraillements, comme toi. Mais cette peur de l’inconnu, c’est un vrai fléau au quotidien. Déjà, ce que je peux te dire, c’est que chaque cas est unique. Certaines femmes doivent se faire opérer, d’autres peuvent juste observer et attendre que ça se résorbe tout seul.
Dans mon cas, le médecin m’a proposé de surveiller le kyste d’abord, et au bout de quelques mois, il avait diminué. Ça m’a grave soulagée ! Mais c’est vrai que j’aurais préféré pouvoir prendre une décision rapide, parce que l’attente et l’angoisse peuvent être assez pesantes. J’avais aussi des douleurs sporadiques, parfois rien de terrible, parfois des sensations assez gênantes, comme si quelque chose tirait à l’intérieur. Je me souviens avoir été soulagée de pratiquer le yoga, ça m’a aidée à déstresser même si je profitais pas autant que j’aurais voulu à cause de mes inquiétudes.
J’encourage à vraiment en parler avec ton médecin, poser toutes les questions qui te passent par la tête, exprimer tes craintes. C’est normal de vouloir se rassurer et de se sentir soutenue dans cette démarche. Tu peux aussi envisager d’avoir un second avis, si le doute persiste. Pour ce qui est de ton amie, c’est une histoire qui fait peur, mais encore une fois, chaque expérience est différente. Il ne faut pas que ça t’empêche de vivre ta vie. Si tu arrives à aller à la piscine ou à faire du yoga, même si c’est un peu anxiogène, c’est déjà un pas vers le positif.
En ce qui concerne la « disparition » du kyste, ça peut arriver, mais il ne faut pas trop s’y fier non plus. Continue à surveiller ton corps, écoute-toi, et n’hésite pas à consulter régulièrement. En attendant, essaie de garder ton moral au beau fixe, ça joue aussi beaucoup sur notre bien-être physique. Courage à toi, c’est difficile, mais tu n’es pas seule dans ce parcours.