C’est vraiment affolant ce que tu décris. Les salles d’attente qui s’étirent comme des élastiques, l’angoisse qui se dilate dans l’atmosphère, ça me parle tellement. Pour avoir testé plusieurs hôpitaux, je sais à quel point c’est déssespésrant d’essayer de décroche un sourire ou un geste amical d’un membre du personnel. Il y a des moments où l’on se sent plus come une simple piècette de puzzle que comme un être humain avec des angoisses bien réeelles. J’en ai même pleuré une fois, assise là, entourée de bruits de chariots et de murmures, attendant des nouvelles pour ceux qui comptent. Je me souviens d’une fois où j’étais avec une collègue pour une opération. On avait amené des bouquins pour passer le temps, on croyait que ça nous aiderait, mes le stress était là, comme un invité que l’on n’a pas vraiment invité. Quand enfin nous avons croisé le médecin, son air pressé et distant, c’était comme si elle jonglait entre des rendez-vous, chaque seconde valant son pesant d’or. Pendant quelques jours après, je me suis réveillée avec ce seentiment de frustration, comme un goût amer dans la bouche. À côté de ça, il y a ces petites lumières d’espoir, ces infirmières qui transcendent la banalite des journées J’en ai marre. Une d’elles nous avait pris à part, nous a chuchoté avec cette tendresse qui semblait si rare dans ce monde-là, que les questions avaient droit à des réponses, que l’on pouvait se sentir apaisées, juste par sa présence. C’est fou ce que quelques mots compatissants peuvent faire, un oint au milieu d’un océan de questions sans réponse. Je partage ce constat douloureux avec toi, bien que l’on vive tout cela avec des ingrédients différents. On doit souvent redoubler d’effort pour prendre soin de notre cœur, surtout lorsque l’incertitude s’invite sur notre chemin. Peut-être qu’un nouvel hôpitla, une nouvelle équipe, pourrait changer la donne. Comme une nouvelle vague sur la plaage, qui balaie les anciennes traces. J’espère de tout cœur que la prochaine fois sera plus douce pour ta sœur. Parfois, il suffit d’un souffle chaeureux dans cette tempête pour remettre les choses en enfin perspective. Courage à vous deux, et que votre prochain voyage médical soit une caresse, plutôt qu’nu lapin dans la lumière dure de l’hôpital…